LE CENTRE D’ACTION LAÏQUE EST SOLIDAIRE DE SES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS QUI SE METTRONT EN GRÈVE
- ...

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
24, 25 et 26 novembre. Trois journées d’action nationales durant lesquelles les services publics et d’autres secteurs du privé dénonceront un projet politique composé de mesures votées ou en projet à différents niveaux de pouvoir.
Le 14 octobre dernier lors de la manifestation nationale, les travailleurs et travailleuses du Centre d’Action Laïque se sont mobilisés. Le Centre d’Action Laïque s’est déclaré solidaire de leur combat contre diverses mesures projetées ou décidées par les gouvernements actuels. Lors de cette marche réunissant plus de 100.000 personnes, des violences policières inacceptables dans un État de droit se sont déroulées au vu et au su de milliers de manifestants. Certains permanents du Centre d’Action Laïque ont figuré parmi les victimes.
Ces 24, 25 et 26 novembre, le Centre d’Action Laïque respectera évidemment le droit de grève de ses travailleurs. S’il ne lui revient pas de se prononcer sur l’usage ou non de ce droit durant ces trois jours, il lui revient néanmoins, en tant qu’acteur de la société civile, d’en rappeler certains enjeux : c’est-à-dire le respect d’un État de droit et d’un contrat social qui sont les piliers de nos démocraties libérales. Car comme le rappelait de manière absolue Robert Badinter, « la loi ne doit pas être une arme, mais un bouclier ».
État de droit car chaque infime mélange des pouvoirs, chaque restriction temporaire de nos libertés, chaque ralentissement de notre société civile peut s’avérer particulièrement long à rattraper. Visites domiciliaires, dissolution des associations, attaque contre la CEDH sont autant d’initiatives que nous risquons de payer cher en tant que démocrates.
Mais aussi contrat social car, dans un contexte où un sentiment d’injustice sociale grandit, chaque refus d’écouter les citoyens, chaque mesure qui affecte les plus vulnérables, chaque effort demandé qui fragilise les plus précaires, risquent de détourner de nombreux citoyens de nos institutions et nos habitus démocratiques. Chaque coupe budgétaire dans le tissu associatif qui pallie les carences de l’État, chaque mise sous pression des publics précaires, chaque rupture du dialogue social peut s’avérer particulièrement destructeur d’un contrat social qu’il convient avant tout de protéger et de renforcer. La fragilisation de la démocratie fait d’ailleurs l’affaire des extrémismes, et en particulier de l’extrême droite partout en Europe. Le Centre d’Action Laïque est un ardent défenseur des droits humains. Toujours, avec force et vigueur, il s’est montré constructif et a appelé à la nuance, au dialogue et au respect des personnes. La marche du monde nous invite à rassembler plutôt qu’éparpiller. C’est au regard de ces éléments qu’il protégera, plus que jamais, le droit de grève de ses travailleurs ces 24, 25 et 26 novembre.




Commentaires