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La déclaration anticipée négative ou comment refuser l’acharnement thérapeutique

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Selon le journal du médecin, l’acharnement thérapeutique peut être défini comme « l'application obstinée d'un traitement qui n'apportera plus de bien-être au patient. Un traitement qui prolonge inutilement une vie dont la qualité est devenue trop précaire. Le principe de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont plus respectés. Le principe d'autonomie est souvent aussi bafoué, encore que l'acharnement thérapeutique n'ait pas toujours une valeur subjective ».

Avant de ne plus pouvoir nous exprimer, nous pouvons nous opposer à cet acharnement et pour cela nous devons définir clairement les types de soins que nous n’accepterons pas.

Evidemment si nous pouvons nous exprimer, et selon l’art. 8 de la loi relative aux droits du patient, chacun de nous a le droit de consentir librement aux soins mais a aussi le droit de retirer son consentement ou de le refuser.

Cette déclaration anticipée négative doit être idéalement complétée avec l’aide d’un médecin qui pourra commenter les différents traitements proposés et également nous permettre d’ajouter d’autres traitements non spécifiés.

Attention, cette déclaration n’est pas une déclaration anticipée d’euthanasie.

Comme pour toutes les déclarations, un mandataire peut être nommé, différent et prioritaire sur le représentant légal. La durée de validité de la déclaration de volontés relative au traitement est illimitée. Elle peut être modifiée ou supprimée à tout moment. Dans ce cas, il faut évidemment en avertir les personnes à qui elle a été remise.
Pour avoir force juridique, la déclaration anticipée négative doit être datée et reprendre la signature de toutes les personnes qui y sont mentionnées.