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La bête n'est pas morte !
07/05/2007A quelques jours des élections législatives, il est toujours intéressant de rappeler les risques que représentent les votes en faveur de l'extrême droite. Même si, par chance, nous possédons l'extrême droite la plus ignare du continent européen, il faut rester vigilant ! Vigilant, non uniquement au niveau des partis mais surtout des idées qu'ils défendent et qui percolent dans le monde politique plus traditionnel.
Image de la campagne pour tous et toutes, chacune et chacun... proposée par les Femmes prévoyantes socialistes, les Territoires de la mémoire, l’asbl Vlaams Belang contre l’extrême droite et RTC-Liège
Les dernières élections françaises ont montré un large recul de l'électorat d'extrême droite, les communales de 2006 ont quant à elles montrés une stagnation des scores du Vlaams Belang. Est-ce pour autant que leurs idées racistes, xénophobes, sécuritaires... se sont volatilisées dans la nature ? Est-ce pour autant que ces partis perdent du terrain sur le plan idéologique ? Plusieurs pistes nous montrent que la réponse est assurément négative.
Au niveau européen, en 2006, la Pologne et la Slovaquie se sont dotées de gouvernements qui incluent l’extrême droite rejoignant ainsi la liste qui s’allonge… des pays qui avaient déjà franchi ce pas. Ainsi, avec l'arrivée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union, les parlementaires européens de tendance nationaliste extrême sont suffisamment nombreux pour former un groupe parlementaire européen à part entière, ce qui leur donne le droit de déposer des amendements et des résolutions, de bénéficier d'un temps de parole plus important, de recevoir plus de subventions… en clair, une possibilité pour eux d'améliorer leurs campagnes électorales, de multiplier leurs interventions et, donc, d'augmenter leur probable électorat…
En mettant de côté les pays de la « vieille Europe » - Autriche, Belgique, France, Italie,… - avec sa vielle garde extrémiste, nous découvrons, venant de l'est, de nouvelles personnalités politiques d'extrême droite populiste et fortement liées à l'extrémisme catholique ainsi qu'au rejet le plus hostile à toutes idées de gauche par peur du retour du communisme. Mais, plus proche de nous, il ne faudrait pas oublier que, chez nos amis flamand, selon un sondage du mois de mars (La libre Belgique, IPSOS, INRA, Mars 2007), le Vlaams Belang reste le deuxième parti de Flandre.
Outre cette importance grandissante des idées extrémistes au niveau européen, nous pouvons remarquer que petit à petit, elles s'insèrent au sein du programme des partis traditionnels. Cette pénétration des idées d’extrême droite est frappante : en Belgique, où les partis flamands jouent la surenchère identitaire sur le Vlaams Belang sous le prétexte d’endiguer sa progression ; en France, où la campagne présidentielle a surfé sur des thèmes tels que l'immigration, le patriotisme, le sécuritaire… thèmes chers à l'extrême droite, pour tenter, non sans un certain succès, de conquérir son électorat. Est-ce vraiment la bonne solution pour endiguer le phénomène ? Les partis démocratiques ne répondraient-ils pas mieux aux votes protestataires en changeant leurs comportements de gestion de la chose publique et en ne s'aventurant pas sur ces terres mouvantes ?
Voilà autant des raisons pour réagir et diffuser autour de nous des valeurs humanistes et progressistes pas toujours des plus évidentes à défendre mais tellement plus porteuses d’avenir face à la caricature du discours de ces partis extrémistes. Nous ne pouvons pas interdire leurs idées : notre souci du respect de la liberté d'expression est plus fort qu’elles. Nous devons dès lors faire un travail d'enseignement et de mise en avant des conséquences graves que pourraient engendrer l’accès au pouvoir de ces partis. Voilà pourquoi, nous devons rester vigilants, pour que les diverses idées de rejet qui mènent à la peur de l’autre ne nous conduisent à des idées de rejet et n’en viennent à polluer plus encore notre paysage quotidien !
Au niveau européen, en 2006, la Pologne et la Slovaquie se sont dotées de gouvernements qui incluent l’extrême droite rejoignant ainsi la liste qui s’allonge… des pays qui avaient déjà franchi ce pas. Ainsi, avec l'arrivée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union, les parlementaires européens de tendance nationaliste extrême sont suffisamment nombreux pour former un groupe parlementaire européen à part entière, ce qui leur donne le droit de déposer des amendements et des résolutions, de bénéficier d'un temps de parole plus important, de recevoir plus de subventions… en clair, une possibilité pour eux d'améliorer leurs campagnes électorales, de multiplier leurs interventions et, donc, d'augmenter leur probable électorat…
En mettant de côté les pays de la « vieille Europe » - Autriche, Belgique, France, Italie,… - avec sa vielle garde extrémiste, nous découvrons, venant de l'est, de nouvelles personnalités politiques d'extrême droite populiste et fortement liées à l'extrémisme catholique ainsi qu'au rejet le plus hostile à toutes idées de gauche par peur du retour du communisme. Mais, plus proche de nous, il ne faudrait pas oublier que, chez nos amis flamand, selon un sondage du mois de mars (La libre Belgique, IPSOS, INRA, Mars 2007), le Vlaams Belang reste le deuxième parti de Flandre.
Outre cette importance grandissante des idées extrémistes au niveau européen, nous pouvons remarquer que petit à petit, elles s'insèrent au sein du programme des partis traditionnels. Cette pénétration des idées d’extrême droite est frappante : en Belgique, où les partis flamands jouent la surenchère identitaire sur le Vlaams Belang sous le prétexte d’endiguer sa progression ; en France, où la campagne présidentielle a surfé sur des thèmes tels que l'immigration, le patriotisme, le sécuritaire… thèmes chers à l'extrême droite, pour tenter, non sans un certain succès, de conquérir son électorat. Est-ce vraiment la bonne solution pour endiguer le phénomène ? Les partis démocratiques ne répondraient-ils pas mieux aux votes protestataires en changeant leurs comportements de gestion de la chose publique et en ne s'aventurant pas sur ces terres mouvantes ?
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François Tilman
Rédigé par François Tilman le 07/05/2007 à 16:24
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