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Dossier pédagogique : la liberté d'expression partie 2

PARTIE I : La liberté d’expression (cliquez ici)

PARTIE II : L’Islam (ci-dessous)


C’est la religion musulmane, basée sur le Coran. C’est une croyance et non un régime politique, sauf dans le cas des théocraties dont les partisans affirment que le religieux doit prévaloir au politique et à la démocratie.

C’est le livre sacré de l’Islam, qui regroupe les paroles d’Allah, révélées au prophète Mahomet par l’archange Gabriel.

C’est un croyant qui se réclame de la religion islamique.

C’est un croyant qui utilise la religion à des fins non religieuses, pour la propagande ou la politique par exemple.

C’est un croyant qui retourne aux fondements de la religion, avec souvent des excès dans la rigueur.

C’est la traduction arabe de « fondamentaliste » (voir ci-dessus). C’est un mouvement basé sur une interprétation stricte des règles de l’Islam, il vise à revitaliser les préceptes antiques (non sans entrer en conflit avec les valeurs démocratiques modernes).

C’est celui qui fait de sa croyance et de sa foi un dogme qu’il veut imposer aux autres

Littéralement, ce sont des étudiants afghans en science coranique devenus soldats.

Ce sont deux courants distincts au sein de l’Islam. La rupture provient d’une querelle de succession après la mort du prophète Mahomet. Les chiites sont minoritaires, tandis que les sunnites représentent 90% des musulmans. Il existe aussi une troisième branche, le Kharidjisme, qui ne représente que 1% ou 2% des musulmans.

C’est le tenant de la guerre sainte dans le mauvais sens du terme. En effet, le djihad (la Guerre Sainte) c’est d’abord et surtout la guerre contre ses mauvais penchants intérieurs, qui veut dire « dépassement de soi ».Mais le Djihad ne légitime pas la notion de martyre et encore moins les attentats ou le terrorisme : les autorités religieuses musulmanes condamnent la violence, au nom de l’interdiction de tuer des innocents, de se suicider et de provoquer le chaos.

Ce sont les 5 piliers de l’Islam, que tout musulman se doit de respecter.

1. La Chahada : la profession de foi « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète »
2. La Salat : la prière 5 fois par jour à heures fixes
3. Le Ramadan : le jeûne pendant un mois, ne rien manger, ni boire, du lever au coucher du soleil
4. La Zakat : l'aumône annuelle aux pauvres, charité et solidarité
5. Le Hadj : le pèlerinage à la Mecque pour ceux qui en ont les moyens, doit être effectué au moins une fois au cours de la vie

Il y a beaucoup de confusion et de fausses informations quant à ce que la religion islamique permet (halal) ou proscrit (haram). Tout ce qui enivre (alcool…) est interdit explicitement, de même que les viandes considérées comme impures comme le porc, ainsi que les charognes et le sang. Par contre, le sport, la danse, le chant, l’homosexualité, etc. ne souffrent d’aucun interdit clairement exprimé dans le Coran. Tout est affaire d’interprétations ultérieures.

Si l’interdiction de manger du porc ou de consommer de l’alcool sont relativement anecdotiques, tout ce qui concerne le statut de la femme, la liberté d’expression ou plus généralement l’application de la charia est de nature à susciter la plus grande méfiance de la part des pays occidentaux.

Au sens large, c’est d’abord observer les préceptes du Coran, et du Prophète, et les appliquer in situ. Cela pose certains problèmes importants avec nos mœurs actuelles, notamment concernant le droit des femmes. Les conservateurs musulmans estiment que la charia est fixe et qu’on doit adopter des textes écrits il y a 14 siècles. Les réformateurs considèrent que l’on peut la faire évoluer en respectant à la fois les valeurs modernes et les enseignements de l’Islam.

C’est un avis juridique autorisé sur une question particulière ayant presque force de loi dans certains pays théocratiques comme l’Arabie Saoudite ou l’Iran. Une fatwa n'est pas forcément une condamnation. Il s'agit d'un avis religieux pouvant porter sur des domaines variés : les règles fiscales, les pratiques rituelles ou encore l'alimentation.

Selon Malek Chebel, islamologue : « Vous ne pouvez pas appliquer universellement ce qui a été fait au temps du Prophète (…). Donc il faut un conseil des sages qui apprécie si telle ou telle situation est comparable à la situation de l’époque. Par exemple, au VIIe siècle, il a été décrété que quiconque volait devait avoir la main coupée, et dans certains pays, on la coupe encore au XXIe siècle !!! »

 

Même si c’est l’usage communément admis par les musulmans, il n’y a pas un seul texte, un seul mot sur l’interdiction de représenter le Prophète ou Dieu.

Rien ne dit que la femme doit être absolument voilée. C’est un cas d’ambiguïté religieuse, et la burqa, le haïk, sont des inventions modernes dans certains cas, et des habitudes culturelles propres à certains pays (Iran ou Afghanistan) dans d’autres cas. En effet, dans le Coran, il y a deux versets sur le sujet. Allah dit « Il vous est recommandé de voiler vos femmes pour qu’elles soient distinguées quand elles sont dans l’espace public ». La manière restrictive de lire ce passage est « Il vous est recommandé de voiler vos femmes ». Voilez vos femmes, oui mais quelles femmes ?Votre harem ? Vos femmes propres ou les femmes en général ? C’est un parfait exemple de la place laissée à l’interprétation et aux excès qu’elle peut engendrer.